La toxine botulique prend une place croissante en neurologie : blépharospasme, spasme hémifacial, dystonie cervicale, spasticité, migraine chronique.
Le résumé des caractéristiques du produit et l’ANSM décrivent des effets liés à la diffusion de la toxine à distance du site, avec de très rares décès, parfois après une dysphagie, une pneumopathie d’inhalation ou une asthénie importante.
Les patients avec des troubles neurologiques, surtout de la déglutition, sont plus à risque. La prescription est réservée aux spécialistes expérimentés, en milieu hospitalier ou spécialisé.
Le point de vigilance médico-légal. Le contentieux ne porte pas sur l’effet connu lui-même, mais sur son annonce préalable. Un risque grave décrit dans le résumé du produit et non expliqué au patient est un manquement au devoir d’information, indemnisable même sans faute technique.
Tracez dose, site, effets possibles et conduite à tenir.